Dangereuses Lectrices

Porté par le Comité de Lecture Intersectionnel et Turbulent, le festival Dangereuses Lectrices se veut un lieu de promotion des écrits et paroles féministes.

Expression profondément intime, l’écriture, et son corollaire la lecture, n’en sont pas moins des manières d’être au monde, d’en absorber les remous et les bouleversements et de les analyser. À l’aube d’un moment que nous croyons charnière dans la prise en compte de la parole des femmes, nous avons voulu créer un espace autour des écrits de femmes, des écrits féministes, à travers leurs auteur·ice·s et leurs lecteur·ice·s, et imaginer un temps de dialogue.

Le festival Dangereuses Lectrices est résolument féministe, et croit en l’écriture et la lecture comme deux activités fondamentalement émancipatrices pour tou·te·s. Le festival porte également une revendication à l’intersectionnalité des luttes et aura donc une attention toute particulière à ce que les personnes L.G.B.T., racisées, handicapées, économiquement défavorisées soient représentées, tant dans sa programmation qu’au travers d’une politique d’accès adaptée.

L’asso

Le festival Dangereuses Lectrices est porté par une association loi 1901 créée en août 2018. Elle réunit des lectrices passionnées par les questions féministes qui ont souhaité approfondir leur engagements autour du projet de festival Dangereuses Lectrices en invitant d’autres passionné·e·s ou novices à partager un moment autour des différentes formes d’écriture féministes. 

Camille
Signer ses mails Présidente du CLIT (ce qu’elle est) est probablement la chose la plus encapacitante qu’elle ait jamais fait ( c’est une traduction bof bof de empowering). Elle aime les parenthèses (on a vu), lire, boire du thé, retourner le patriarcat cul par-dessus tête, les expressions désuètes, les rétroplannings et le vin blanc de Gascogne. Et elle pense sincèrement que les frites sont un signe de l’existence d’une Déesse mère.

Émilie
Parce qu’elle bosse toute l’année avec des festivals, elle a toujours fui l’idée de s’engager bénévolement dans l’organisation de l’un d’eux. Mais des livres, des féministes, des sorcières… l’occasion de rejoindre le CLIT était trop belle.

Dans l’asso, elle aime bien toucher à tout et fourrer son nez un peu partout.

Étrangement, elle aime écrire des dossiers de sub, bidouiller des budgets prévisionnels et la purée du Flunch, mais également des trucs plus sexy comme les chats, le vert forêt et le gin tonic (tellement chic).

Sarah
Se sent beaucoup trop proche de Pierre Gattaz version encore plus dégueulasse quand elle est obligée de signer Trésorière du CLIT, du coup elle évite de le faire bien que ce soit son rôle. Elle s’occupe également des choses du design graphique concernant le festival, a développé une passion pour la bière au fil des années ainsi qu’un amour inconditionnel des listes. Membre à ses heures perdues d’un collectif chatoyant nommé Pom-Pom Queers, elle peut exécuter avec brio des figures acrobatiques telles que l’entrechatte.

Solveig
Libraire à la Nuit des temps et féministe vénère, Solveig s’occupe de la programmation littéraire. Toujours avec un cristal dans sa poche, une consommation de tisane excessive et une collection de memes sur l’astrologie. Un visionnage un peu trop intensif de Charmed dans sa jeunesse l’a laissée persuadée qu’elle était une sœur Halliwell cachée. Ses vœux pour un monde meilleur : la destruction du capitalisme et du patriarcat, et plus de frites.

Laura
Une fois, on l’a comparée à un Gremlins, elle a pas aimé. Mais depuis elle comprend un peu mieux le pourquoi du comment.
Elle est d’une nature très passionnée que ça soit pour les comptes-rendus de réunions et les fiches de lectures, le houmous et les frites, les cailloux jolis et le tarot, dessiner des vulves et fomenter des plans pour détruire le patriarcat.
Elle ne sait pas garder son calme, ni une poker face convenable, devant l’annonce de certaines des intervenantes du festival mais promis elle va se tenir enfin elle va essayer

Ann-Lys
Rennaise délocalisée au Havre pour une durée indéterminée, cette Bretonne polyglotte voyageuse n’en oublie pas pour autant ses racines, à base de polars et de caramel au beurre salé. Elle a depuis agrémenté cette base de passions aussi variées qu’inattendues : études de genre, boxe, broderie, théâtre, ukulélé… alors pourquoi pas profiter d’un festival sur les sorcières pour ajouter une corde féministe supplémentaire à son arc? Et puis ça fait une excuse de plus pour lire, écrire et critiquer le patriarcat!

Flora
ou Denver selon l’humeur, à la double personnalité dinosauresque donc, est le sosie fantasmé de Siouxie and The Banshees et Nine Antico. Elle met son grain de sel ou poivre dans la programmation scénique & cabinet (surprise !), farfouille autour des actions culturelles & lectures en public (surprise encore !) qui auront lieu tout au long de ce weekend abracadabrant. Copine des copines d’HF Bretagne, pro-égalitaire dans tout et partout, féministe jusqu’au bout des ongles qu’elle n’a pas, elle est férocement convaincue qu’anti-sexisme, anti-spécisme et anti-racisme sont indissociables. On se sort les doigts ?

Émilie, dite Mimil
Décoratrice au sein du collectif Zarmine, à Rennes et adepte des listes d’organisation en tous genres, elle s’occupera de la régie pour le festival. Débrouillarde, rigoureuse, logique et pragmatique, elle est habituée à gérer le stress, les imprévus et à faire en sorte que l’événement se déroule sans accrocs.
Pour l’atout décoration, elle essayera de donner une ambiance festive et agréable rappelant la thématique du festival : la figure de la sorcière en littérature.
Une de ses activités favorites est de faire danser les gens sur des rythmes rock & roll et technoïdes, mais cette fois-ci vous la découvrirez plutôt en chef d’orchestre qu’en djette.
Son petit secret : elle aime fabriquer des potions à base d’huiles essentielles et végétales.

Julie
Identifiée comme « intello » depuis qu’elle a appris à lire, sans jamais vraiment comprendre où était le problème, la pile de livre sur sa table de nuit n’a par la suite jamais désempli. Depuis quelques années, les essais et lectures féministes y prennent une place importante, mais aussi beaucoup d’autres choses, notamment la littérature latino-américaine.
Que ce soit dans une salle de boxe ou devant une machine à coudre, elle aime être où on ne l’attend pas. Participer à l’organisation d’un festival littéraire féministe, c’était alors l’occasion rêvée de combattre le patriarcat, à sa manière.

Nous soutenir

Pour sa première édition, Dangereuses Lectrices a besoin de votre aide. Si vous souhaitez nous soutenir n’hésitez pas à participer à notre campagne de financement !

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Programmation

Pour sa première édition, le festival s’intéressera à la figure de la sorcière en littérature. Femme en marge, en butte à la haine des hommes, la sorcière est celle qui, par son pouvoir et sa liberté, effraie autant qu’elle séduit. Figure proto- féministe à la sexualité souvent perçue comme trop libre, la sorcière a été investie par les mouvements féministes comme un symbole de la femme rebelle à l’autorité, impossible à contraindre dans un système rigide, libre, et surtout dangereuse. Féministes, toutes sorcières ? C’est à cette question que nous apporteront peut-être des réponses, au travers d’une programmation qui conviera à interroger cette image, à l’habiter et à la subvertir, dont nous vous dévoilerons bientôt le contenu.

Nous pouvons d’ores et déjà vous dire qu’il y aura des autrices, des associations, une pièce de théâtre, une soirée concert, un brunch, des ateliers et surtout d’incroyables moments !

Camille Ducellier

Artiste multimédia, Camille Ducellier se passionne pour la figure de la sorcière contemporaine. Si les formes artistiques peuvent varier – documentaire, art interactif, installation sonore -, les sorts sont bien toujours les mêmes : rêver l’obscur, dévoiler les corps, relier le politique au spirituel.

En attendant de venir la rencontrer au festival, nous ne pouvons que vous recommander de lire son Guide pratique du féminisme divinatoire, que vous pourrez retrouver dans la chouette collection Sorcières des Éditions Cambourakis… un régal on vous dit !

Tarmasz

Elle se décrit comme harpie sanguinaire, racaille du sud sauvage ou encore cavalier de l’apocalypse. Elle encre le papier mais également la peau de ses tracés oniriques et singuliers. Peut-être même que vous avez eu la chance d’avoir entre les mains son premier album Voyage en république de crabe.

Sa nouvelle B.D., Alma, dont la sortie est prévue le 10 octobre sera disponible en avant-première sur le festival !

Lizzie Crowdagger

Lizzie est une autrice de science-fiction et de fantasy avec des personnages bien badass. Ses livres sont peuplés, entre autres, de sorcières modernes qu’on aimerait bien avoir comme copines ! Vous n’avez encore jamais lu Lizzie Crowdagger ? Nous vous proposons de vous jeter sur Lacets rouges & magie noire, ou encore Enfants de Mars et de Vénus.

J’écris pour créer les histoires que j’aimerais bien lire. On y retrouve donc, en général, des choses comme des bikeuses vampiriques, des sorcières en camion, des flingues et des explosions ; et elles parlent aussi de féminisme, d’homosexualité, de transidentité, de lutte des classes, etc. Bref, des fictions avec des héroïnes lesbiennes, souvent un peu punks, qui font tout péter.


Infos pratiques

Le festival se déroulera les 28 & 29 septembre 2019 aux Ateliers du Vent, à Rennes.

59 rue Alexandre Duval
Bus 9 ou Vélostar, arrêt Voltaire
Le lieu est accessible aux personnes à mobilité réduite

 
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